La Méditerranée comme espace culturel partagé, et non comme frontière, un territoire aux identités plurielles

العربي في الأسفل

Avec son riche patrimoine, Alexandrie, en tant que Paysage Urbain Historique (PUH / HUL), fait face à des défis contemporains complexes, notamment le « syndrome de la seconde ville » et la centralisation. La sauvegarde et la gestion du patrimoine de la ville dans un environnement dynamique et en constante évolution nécessitent l’identification et la superposition des parties prenantes interconnectées. Comprendre la société contemporaine comme un acteur majeur est essentiel pour aborder la complexité du patrimoine culturel. Faire le lien entre recherche et art peut constituer un outil de production de savoir, ainsi qu’un médium de communication pour diffuser ces connaissances auprès d’un public plus large, favorisant ainsi un lien entre la recherche et les groupes sociaux.

J’ai initié un projet explorant le concept des « Third Places » (« troisièmes lieux »), ou le « salon de la société », afin de comprendre les dynamiques socioculturelles de l’Alexandrie contemporaine. Cette recherche étudie des espaces inclusifs typiques qui favorisent les rassemblements et les interactions sociales entre des groupes divers, dans le but de reconstruire des récits alternatifs sur l’histoire sociale d’Alexandrie. Cette approche propose un contre-récit au cosmopolitisme dominant. La recherche se concentre sur les troisièmes espaces publics (la maison comme premier lieu et le travail comme second), dans les rues d’Alexandrie, en tant que points de rencontre pour différents groupes de la société. L’objectif est de relire la ville telle que nous la consommons quotidiennement, et non seulement à travers ses perspectives historiques pré-structurées. Elle explore la manière dont les actions humaines façonnent et transforment l’environnement physique, et comment les structures physiques influencent le comportement humain. Les connaissances recueillies engagent les individus à un niveau personnel, évitant les généralisations et les représentations de groupe, tout en reconnaissant l’interaction socio-historique contextualisée avec les forces économiques et politiques.

Il en va de même pour Marseille. Avoir eu l’opportunité de vivre entre les deux villes m’a permis d’étudier Marseille en suivant la même méthodologie que celle que j’utilise dans ma première ville natale. Marseille est également confrontée au « syndrome de la seconde ville » et à la centralisation, et elle est perçue à travers une image pré-structurée qui rend difficile, pour un regard non averti, une lecture juste de la ville. De plus, les similitudes trompeuses entre Alexandrie et Marseille rendent encore plus difficile la compréhension du fait que, malgré le partage de certaines composantes et dynamiques socioculturelles, les deux villes sont totalement différentes dans leur résultat final.

Ces visuels ne visent pas à établir une quelconque comparaison entre les deux villes méditerranéennes (qu’elle soit socioculturelle ou liée à l’environnement bâti). Ils constituent plutôt une manière de lire ces deux métropoles interconnectées dans le cadre plus large du bassin méditerranéen, qui partage les mêmes défis.

Les dessins présentés dans cette exposition sont réalisés manuellement et représentent des éléments réels provenant des deux villes. Toutefois, le résultat final consiste en des scènes fictionnelles qui capturent les motifs de la ville. En d’autres termes, il s’agit de vocabulaires méditerranéens que j’ai utilisés pour reproduire une image condensée de la ville. À cet égard, ces visuels expriment la manière dont la sociabilité méditerranéenne façonne les formes urbaines. Ils deviennent des outils critiques de lecture et d’interprétation, un traducteur entre les villes plutôt qu’une simple œuvre d’art. Le processus de dessin permet au temps, à la réflexion et à la subjectivité d’entrer dans le processus d’observation urbaine. Ici, la ville n’est pas consommée visuellement mais lue lentement, révélant comment le sens s’accumule à travers l’usage répété et la mémoire collective.

« Ces œuvres ne documentent pas les villes. Elles les lisent. »

Habituellement invisible,
car trop commun.

Les villes ne sont jamais achevées ; elles sont toujours en réparation, en ajustement et en improvisation, en tant que processus fondamentaux de la vie urbaine. Plutôt que des signes d’échec, ces actions révèlent la manière dont les habitants répondent de façon créative au changement et aux besoins du quotidien. Cette exposition invite les visiteurs à naviguer entre fragments visuels, traces et observations, les encourageant à réfléchir à la manière dont les villes sont habitées, mémorisées et imaginées aujourd’hui. Les œuvres fonctionnent à la fois comme expressions artistiques et comme artefacts de recherche, établissant un pont entre culture visuelle, enquête urbaine et discours sur le patrimoine culturel.

البحر المتوسط كمساحة ثقافية مشتركة، لا كحدود، بل كإقليم متعدد الهويات

تواجه مدينة الإسكندرية، بتراثها الغني تحديات معاصرة معقدة، من بينها “متلازمة المدينة الثانية” والمركزية.  الأمر الذي يجعل الحفاظ على هذا التراث وإدارته في بيئة ديناميكية ومتغيرة باستمرار عملية متراكبة تستلزم تحديد الجهات المعنية المختلفة، وفهم علاقاتها المتداخلة. ويُعد فهم المجتمع المعاصر بوصفه طرفًا رئيسيًا فاعلًا في التراث,عاملاً أساسيًا في التعامل مع تعقيدات التراث الثقافي. كذلك يشكّل الربط بين البحث والفن أداة لإنتاج المعرفة، ووسيلة فعّالة للتواصل مع جمهور أوسع، بما يعزز الصلة بين البحث والمجتمع. من هذا المنطلق، بدأت بحثاً يدرس مفهوم “الأماكن الثالثة”، أو ما يُعرف بـ”غرفة معيشة المجتمع”، لفهم الديناميكيات الاجتماعية والثقافية المعاصرة في الإسكندرية.  يقوم هذا البحث بتحليل المساحات العامة في المدينة والتي تعزز الاندماج والتفاعل بين فئات اجتماعية متنوعة، ويهدف الى إعادة بناء سرديات بديلة حول التاريخ الاجتماعي للمدينة، بوصفها سرديات موازية للفكر السائد عن كوزموبوليتانية الإسكندرية حيث تعتبر هذه المساحات العامة الثالثة (حيث يمثل المنزل المكان الأول والعمل المكان الثاني) في شوارع الإسكندرية، نقاط التقاء يومية للمجتمع المعاصر. كما يستكشف البحث كيف تأثر الأفعال البشرية في تشكيل البيئة المادية المبنية، وكيف يؤثر المنتج العمراني الثقافي بدوره على السلوك الإنساني. ينطبق الأمر نفسه على مدينة مرسيليا، إذ أتاح لي العيش بين المدينتين فرصة دراستها بالمنهجية نفسها حيث تعاني مرسيليا أيضًا من متلازمة المدينة الثانية والمركزية، كما يقتصر فهما في بعض الاحيان على صورة مُسبقة التشكيل. وايضاً تزيد أوجه التشابه الظاهرية بين المدينتين من هذا الالتباس، إذ تُخفي حقيقة أنهما، رغم تقاطعهما في بعض الديناميكيات الاجتماعية والثقافية، تختلفان في نتاجهما العمراني. لذلك لا يهدف هذا البحث إلى مقارنة المدينتين، بل إلى قراءتهما ضمن سياق أوسع للبحر المتوسط، بوصفه فضاءً مشتركًا يواجه تحديات متشابهة

هذه الرسومات المعروضة تم رسمها يدويًا حيث تمثل عناصر واقعية من المدينتين، إلا أن نتاجها النهائي يتخذ شكل مشاهد تخيّلية تعرض أنماط الحياه في المدينة بصورة مكثفة. فهي بمثابة مفردات من مدينة البحر المتوسط التى أُعيد تركيبها لإنتاج صورة مركّزة للمشهد العمراني. في هذا الإطار، تتحول هذه الرسومات إلى أدوات نقدية للقراءة والتفسير، وإلى مترجم بصري بين المدن، أكثر من كونها مجرد أعمال فنية

“هذه الأعمال لا تُوثّق المدن، بل تقرأها”

غير مرئية، لأنها شائعة للغاية

فالمدن ليست مكتملة أبدًا؛ بل هي دائمًا في حالة إصلاح وتعديل وارتجال. وهذه العمليات، بدلًا من أن تكون مؤشرًا على الفشل، تكشف عن استجابات إبداعية للاحتياجات اليومية والتغيرات المستمرة للمجتمع. لذلك يدعو هذا المعرض الزائرين إلى التنقل بين مفردات و كلاحظات بصرية والتأمل في كيفية استخدام المدن